Leipzig – premiers pas

J’arrive à Leipzig sans programme et sans images en tête, sans notions géographiques et sans idées préconçues. J’arrive l’esprit absolument vierge, prêt à découvrir tout ce que la ville peut bien avoir à offrir. Je pose mes valises chez deux étudiantes vivant plutôt à l’est de la ville, dans un quartier qui semble de prime abord assez résidentiel. Heinrichstrasse, autour de Ostplatz.

leipzig1

leipzig2

leipzig3

leipzigcarteIl faut en réalité vingt minutes pour atteindre le centre ville, en marchant en direction de l’Université, dont on aperçoit au loin les façades modernes. C’est qu’elles tranchent avec les rues environnantes, qui semblent de premier abord toutes bâties sur le même modèle : bâtiments imposants datant de l’époque socialiste, 60% de la ville ayant été détruit par les bombardements de la Seconde Guerre Mondiale. La place qui se profile à l’horizon, et qui est donc à l’est une porte d’entrée dans le centre de la ville est la Augustusplatz (40 000 mètres carré, plus grande que Alexander Platz pour les Berlin-lovers.)

leipzig4

leipzig5

leipzig6

C’est faux, j’ai quelques idées préconçues sur Leipzig. Ville musicale, par exemple. Je ne sais plus très bien d’où me vient cette idée, mais très vite tout me la remet en mémoire : les kyrielles d’affiche pour des concerts (musique de chambre, jazz, rock, j’en passe et des meilleurs), les guides sur les traces de Bach ou les promenades musicales proposées aux touristes, et les musiciens dispatchés un peu partout sur cette fameuse Augustsplatz. Mais en réalité, en quittant la place pour entrer dans la vieille ville, Leipzig semble surtout être la ville des commerces. Adios musica, bienvenue temple du capitalisme. S’étalent sous mes yeux fatigués des marques bien connues, toute une rue pavée de Starbucks, de Body Shop et de Levis.

leipzig7

Chaque passage est un petit temple de la consommation, avec pourtant quelques surprises, à l’image de la librairie Connewitzer cachée dans la Specks Hof, riches en romans allemands comme en ouvrages anglais (à l’étage), petit havre de paix entre les boutiques du coin.

leipzig8

http://www.cvb-leipzig.de/buchhandlungen/

Difficile de deviner le point commun entre tous ceux déambulant dans les rues du centre ville. Quelques appareils photos, accents étrangers et autres cartes dépliées entre leurs mains trahissent les touristes, mais d’autres restent plus mystérieux : conversations en allemand au téléphone, skate sous la main, groupe de filles attachant leurs vélos, jeune paternel tenant deux bambins par la main… Ma foi oui, déambulent aussi ici quelques autochtones. Quelques seulement. Car où sont les étudiants ? Et tous ceux rentrant du travail, vu l’heure qu’il est ? Je regarde un plan de la ville, assez interloquée. Est-ce qu’ils se cachent dans les zones que j’ai d’abord prise pour des banlieues ? Mon ignorance crasse m’effraie, et si je poursuis ma découverte du centre touristique, c’est peut-être pour ne plus avoir à y revenir par la suite. Veni, vidi, vici.

leipzig10

leipzig9Parce que déjà, rien qu’en déambulant longtemps vers le sud, les choses se funkyisent un peu.

leipzig13

leipzig14

leipzig18

leipzig17

leipzig19

leipzig20

Les bâtiments sont globalement toujours aussi imposants, mais on pousse certaines portes, on bifurque un peu, et on se retrouve dans des petites cours cachées, fourmillant d’activité, comme j’ai pu en croiser à Cologne ou – évidemment évidemment – à Berlin. Tout autour de la Karl-Liebknecht Strasse adorée des habitants, des petites perles donc. leipzig21

leipzig22

leipzig15

Tout ça, c’est le Kulturfabrik LeipzigWerk II. Dans les différentes « halles » se cachent des théâtres, cabarets, lieux de lecture et autres. Différents lieux pour différents évènements culturels et différents publics, aussi. (Frauenkultur, entre réunions et ateliers concernés par la question féministe, par exemple). Des endroits vivants donc, derrière les briques silencieuses.

leipzig23

leipzig24

Deux adresses pour souffler:

• Café Puschkin, au 74 de la Karl-Liebknecht Strasse. Grand café restaurant faisant l’angle, sur deux étages, du petit-déjeuner jusqu’au bar le soir. (compter entre 6 et 9 euros pour manger à sa faim).

puschkinimage issue du site officiel

Marshalls Mum Cupcake Bakery, au bout d’une petite perpendiculaire à la Karl-Liebknecht Strasse: August-Bebel Str. 1. Petite boutique salon de thé (environ 4 ou 5 tables et un comptoir) tout ce qu’il y a de plus cupcake : sucré, couleurs pastels, ambiance cosy. Un choix d’une dizaine de cupcakes différents (dont une ou deux spécialités Vegan, Allemagne oblige), un gâteau fait maison, et les classiques boissons nécessaires. Wifi gratuit. Tous les jours de 10h à 18h, à retrouver sur facebook.

cupcakeshop

cupcakeshop2.png

Fotocupcake Oreo, guten Appetit!

3 réflexions sur “Leipzig – premiers pas

  1. « toute une rue pavée de Starbucks, de Body Shop et de Levis. »… Pfff ! Heureusement qu’il y a les librairies donc !
    J’aime beaucoup les photos de là où « les choses se funkyisent un peu. »
    Bonnes découvertes !

  2. Oh la la le Kulturfabrik, c’est magnifique (comment dit-on « grand » ? Gross ? Je doute…) ! Haus der Demokratie, que demande le peuple ? Et merci encore de nous faire partager tous ces défrichements !

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s