Pourquoi se passer de la Pinacothèque

Inspiré de ma dernière visite fin août, pour l’exposition Art Nouveau.

1. Parce que c’est cher. 12 euros l’exposition, 10 euros pour un étudiant. À titre de comparaison, 9 euros ou 6,50 pour l’exposition Félicie de Fauveau au Musée d’Orsay. 9,50 pour Pub Mania au Musée des Arts Décoratifs. 11 euros ou 8 euros pour Cartier au Grand Palais, et gratuit pour les moins de 16 ans. Donc, Pinacothèque un peu trop chère. Et si vous voulez vous montrer prévenant et prendre votre billet via internet, cela vous fait tout de même 1,50 euro de plus ! Je ne comprends pas, et je ne cautionne pas. D’ailleurs, même la boutique (presque mon moment préféré lors d’une visite de musées) ne m’a pas séduite : des affiches presque aussi chères que le billet d’entrée, non merci.

2. Parce que c’est mal éclairé. Je sais bien que la question de la lumière dans une exposition n’est pas évidente, et que les commissaires y réfléchissent attentivement. Seulement j’avais déjà un mauvais souvenir de la Pinacothèque, et l’exposition Art Nouveau m’a achevée : des murs extrêmement sombres, le tout dans une faible luminosité. Pour peu que vous ayez les jambes lourdes ce jour-là, prévoyez deux ou trois thermos de café pour rester éveillé.

3. Parce que les cartels explicatifs étaient tout ce qu’il y a de plus sommaire. J’aime quand les explications au mur me donnent autre chose que des informations wikipedia. J’aime qu’on m’explique pourquoi telle oeuvre est présentée à côté de telle autre, ce à quoi le commissaire a pensé, en quoi les oeuvres se répondent, ce qu’elles apportent à notre époque, ou qu’on me raconte une histoire du temps de l’oeuvre, une anecdote, j’aime qu’on fasse surgir devant moi les figures de contemporains, de ce qu’ils pensaient de ces oeuvres à l’époque.. Bref, il y a beaucoup à faire, et j’ai trouvé que bien peu était fait.

4. Parce que les étiquettes explicatives ne désignaient pas vraiment une oeuvre en particulier. (Pour me suivre, cartel = grand texte écrit sur un mur, souvent pour présenter une salle ou une vitrine. Tandis que étiquette = petite inscription associée à une oeuvre mentionnant l’artiste, le titre, la date ou autres informations succinctes). Face à une vitrine, on aime savoir à quoi correspond le bijou qui nous touche particulièrement, le vase dont la forme nous fait rire, ou à l’inverse, où est la sculpture dont on dit qu’elle est faite de trois matériaux différents. Et ce n’est pas si amusant de jouer aux devinettes et de repartir finalement bredouille, en n’ayant pas su quel objet correspondait à quelle étiquette et réciproquement.

5. Parce qu’il n’y a rien à faire dans le quartier à moins d’être un prince qatari, boutiques et restaurants de luxe obligent. (Mais si vous vous sentez d’humeur prince Qatari, j’ai eu l’occasion pour un anniversaire d’être invité chez Sanderens… je ne peux que très chaudement recommander).

Je me dois tout de même de souligner que les cinq mécontentements ci-dessous sont évidemment assez subjectifs : je ne suis pas la seule à penser ainsi, mais je connais évidemment de nombreux admirateurs de la Pinacothèque. Et rendons à César ce qui appartient à César, il y avait de bien jolies pièces dans cette exposition, et c’est peut-être là le plus important. Simplement, j’étais décidée à faire patte blanche, à oublier mes reproches, et je fus bien déçue de m’en revenir aussi dépitée qu’avant, c’est dit.

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